Concert du pianiste soliste Laurent Bourreau

Habib Fenni et l'artiste Laurent Bourreau
Habib Fenni et l'artiste Laurent Bourreau
Le Maire présente le concert dans l'église Saint-Geniès
Le Maire présente le concert dans l'église Saint-Geniès
Laurent Bourreau et son piano
Laurent Bourreau et son piano
Laurent Bourreau dans l'église Saint-Geniès
Laurent Bourreau dans l'église Saint-Geniès
Une cinquantaine de spectateurs seulement pour un concert de qualité
Une cinquantaine de spectateurs seulement pour un concert de qualité

Après avoir, entres autres, accompagné au piano les choristes de l'ensemble vocal de Brive à la collégiale Saint-Martin au mois d'avril, s'être produit à Strasbourg il y a trois semaines, le talentueux Laurent Bourreau est revenu à Sarrazac pour un concert unique samedi 08 juillet 2017 en l'église Saint Geniès de Sarrazac. Initialement prévu sur la place Henri Taillardat, ce concert s'est déroulé dans l'église du IXème siècle à cause de la menace d'orage et la grosse chaleur persistante en ce début de soirée estivale.

Ce pianiste concertiste est né à Angers en 1970. Ses études en piano et flûte traversière au Conservatoire Régional, se prolongent au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris avec comme professeur Christian Manen puis au Conservatoire National Supérieur de Musique de Lyon dans la classe d'Eric Heidsieck. Après avoir obtenu les premiers prix, il devient titulaire du certificat d'aptitude aux fonctions de professeur de piano. Il joue dans des formations de musique de chambre. Il est aujourd'hui un pianiste soliste reconnu et apprécié non seulement à Brive mais dans tout l'hexagone.

Le maire a présenté l'artiste et l'a remercié d'être revenu à Sarrazac dans cette très belle église. Puis, le concert a commencé devant une cinquantaine de spectateurs présents par une œuvre de Ludwig van Beethoven : la Sonate pour piano no 21 en do majeur, opus 53, de Ludwig van Beethoven. Elle fut composée entre 1803 et 1804, publiée en mai 1805 et dédiée au comte Ferdinand von Waldstein, ami et protecteur de Beethoven depuis 1784. Son surnom de " Sonate Waldstein " lui est resté attaché. Laurent Bourreau a interprété le premier mouvement intitulé " Allegro contre brio ".

L'artiste a poursuivi par deux œuvres de Robert Schuman. Le premier morceau a été inspiré par son passage à Vienne en 1838, il s'agit du " Carnaval de Vienne ", composé en 1839. Le Carnaval op 26 se distingue du Carnaval op 9 par son caractère moins intime mais aussi par sa forme. A la place d'une série de petites parties, nous avons affaire ici à une succession de cinq parties de dimensions relativement considérables à savoir : Allegro - Romance - Scherzino - Intermezzo - Finale. Dans le premier mouvement, Schumann cite le thème de La Marseillaise.

La deuxième œuvre proposée de ce musicien n'était pas inscrite sur le programme de la soirée, il s'agit de son " Arabeske en C majeur, composée à 18 ans en 1839 quand il avait 29 ans. A l'automne 1838, Schumann avait quitté Leipzig pour Vienne . Sa relation avec Clara Wieck avait atteint un point de non-retour, alors que son père s'opposait avec véhémence à tout ce qui pourrait interférer avec la carrière de pianiste de sa fille et désapprouvait fortement Schumann comme un beau gendre. Géographiquement mais pas émotionnellement détaché de Clara, il a pu communiquer avec elle uniquement par des lettres et dans sa propre musique. Ceci a été proposé comme une explication pour ce travail, qui alterne des passages d'angoisse mystérieuse avec des épisodes déclamatoires plus robustes.

En guise d'interlude, L. Bourreau a interprété un des quatre " Impromptus pour piano " de Franz Schubert, composés en 1827 : il s'agit de l'impromptu opus 90 n° 4 en la bémol mineur. La composition des " Quatre impromptus " est liée aux vacances que Schubert a passées avec son ami Jenger, en septembre 1827, à Graz. Ils y sont accueillis par Karl et Marie Pachler, un grand mélomane et une excellente pianiste. Beethoven avait déclaré, en 1817, en parlant à cette dernière : " Je n'ai jamais trouvé personne qui exécute mes compositions aussi bien que vous ".

Le concert s'est poursuivi par des œuvres de Frédéric Chopin. Tout le long des années 1825 à 1849, le musicien a composé au moins cinquante-neuf mazurkas, d'après la danse traditionnelle polonaise. Cinquante-huit ont été publiées, dont quarante-cinq du vivant de Chopin, et quarante-et-une d'entre elles ont un numéro d'opus. Treize ont paru après sa mort, dont huit ont des numéros d'opus posthume. L. Bourreau a interprété une mazurka en " la " mineur puis poursuivi par deux valses.

Pour conclure ce concert Laurent Bourreau et Camille Leroy ont interprété un extrait adaptée d'une œuvre de Schubert à quatre mains. Camille Leroy est originaire de Tulle. Elle a été diplômée des Conservatoires de Toulouse et de la région Limousin puis a poursuivi sa formation à Lyon où elle obtenu les diplômes d’état de professeur de piano et de formation musicale. Elle partage désormais son temps entre l’enseignement et les concerts.

De longs applaudissements ont retenti dans l'église Saint-Geniès pour remercier l'artiste. L'entrée était libre mais chacun a pu donner " au chapeau " ce qu'il voulait, la somme récoltée étant reversée aux écoles de Sarrazac afin de contribuer au renouvellement des livres scolaires.

Un pot de l'amitié offert par la Municipalité a conclu cette soirée dans la salle des Mariages.

NB : Informations sur les œuvres jouées extraites du site internet Wikipédia.