Exposition "Regards d'exilés"

4 portraits parmi les 15 présentés
4 portraits parmi les 15 présentés
Quelques mots pour comprendre cette exposition
Quelques mots pour comprendre cette exposition
Un des portrait :  Clément, Alexis et Ali
Un des portrait : Clément, Alexis et Ali

A l’issue de la commémoration du 08 mai 1945, le Maire a inauguré une exposition dans la salle des Mariages de la Mairie consacrée à des regards d’exilés. Il a tenu à remercier Emmanuel Coulombs, l’initiateur de cette exposition avant de lui laisser la parole. M. Coulombs a présenté le contexte de cette exposition.

A la suite du démantèlement de la « jungle » de Calais, quinze jeunes migrants âgés de 18 à 35 ans sont arrivés sur la commune de Voutezac, le 26 octobre 2016. Ils sont originaires d’Afghanistan, du Pakistan et de République Centrafricaine.

Des rencontres ont été organisées entre les migrants et les élèves de Première S.T. A. V du lycée de l’Horticulture et du Paysage de Brive-Voutezac. C’est le résultat de ces diverses rencontres qui a scellé les fondements de cette exposition constituée de 15 portraits réalisés par M. Olivier Barrau, photographe à Brive. Un document audiovisuel réalisé par la radio locale corrézienne RGB a permis d’entendre les élèves rapportés les témoignages de leurs échanges avec les 15 migrants.

Les élèves ont fait connaissance en jouant puis en discutant en anglais, ce qui n’a pas été simple car peu maîtrisaient la langue de Shakespeare. Au final, cet échange culturel s’est passé mieux que cela avait été imaginé par les enseignants.

En écoutant la bande son présentée, on se rend bien compte de la souffrance que représente l’exil. Ce déracinement qui a interpellé les élèves bien loin de l’image donné par les médias ces derniers mois.

Un témoignage parmi d'autres : Il marche sur la route, sans but, perdu dans ce monde si vaste, avec comme seule occupation le paysage qui défile. Le chemin est dangereux. Il n'est plus qu'une ombre oubliée dans les méandres de l'enfer qu'il traverse chaque jour. Un caillou attire son attention. S'y reflète le manque cruel d'humanité. Il n'est plus libre, il n'est qu'une coquille, une coquille vide.

Des applaudissements nourris ont conclu les douze minutes du document audio, chacun ayant été touché par les différents messages entendus. Un moment de convivialité a clôturé cette inauguration. 

 

Des portraits de migrants
Des portraits de migrants
Une partie de l'assistance présente lors de l'inauguration
Une partie de l'assistance présente lors de l'inauguration